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Laurie Coquard - Naturopathie Holistique Annecy

Annecy se mobilise contre la précarité menstruelle

Annecy contre la précarité menstruelle

Précarité menstruelle : termes utilisés pour définir la difficulté ou le manque d'accès des femmes aux protections périodiques (serviettes, tampons, etc) par pauvreté. Dans le monde, on estime qu'elles seraient près de 500 millions à en souffrir, et entre 1,5 et 2 millions en France !
Selon un sondage réalisé par l’Ifop, 8% des femmes et filles interrogées déclarent renoncer à changer de protections périodiques autant qu’il le faudrait, faute de moyens (source : https://www.egalite-femmes-hommes.gouv.fr/).

Qu'attendons-nous pour faire évoluer les choses ?

Annecy contre la précarité menstruelle

Annecy : la ville installe dix distributeurs de protections périodiques gratuites
(Source article : https://www.francebleu.fr/infos/societe/annecy-la-ville-installe-dix-distributeurs-de-protections-periodiques-gratuites-1615237988)

 Depuis début mars, dix distributeurs de protections périodiques gratuites ont été installés à Annecy dont six sur le site de l’Université Savoie Mont-Blanc. La ville de Haute-Savoie est la première en France à lancer ce type de dispositif à destination notamment des étudiantes.

"On est très fiers." Guillaume Tatu, adjoint au maire en charge de la jeunesse, ne cache pas sa satisfaction. Annecy est la première ville de France à avoir installé des distributeurs de protections périodiques gratuites et biologiques. Depuis une semaine, dix de ces appareils sont en service sur le site de l’Université Savoie Mont-Blanc (USMB) mais aussi au Bureau information jeunesse (BIJ) et dans l’un des antennes de la mission locale (cf ci-dessous). 

La liste des lieux où ont été installés les distributeurs de protections périodiques gratuites : 
  • Six sur le site de l’Université Savoie Mont-Blanc : un à la bibliothèque universitaire, deux dans la résidence du Crous, un à Polytech, un à l’Institut d’administration des entreprises (IAE) et un à l’Institut universitaire technologie (IUT) 
  • Quatre en centre-ville : deux au Bureau information jeunesse (BIJ) du Centre Bonlieu et deux à la mission locale (avenue de Loverchy)

"Ces distributeurs répondent à la problématique de la précarité menstruelle pour des jeunes femmes qui doivent choisir entre un paquet de pâtes et une boite de tampons." - Guillaume Tatu, adjoint au maire d’Annecy.

Retours positifs
:

Selon la médecin de l’Université Savoie Mont-Blanc, 13% des étudiantes renoncent régulièrement à acheter des protections périodiques. "Ce dispositif est salutaire, estime Laurence Serrat-Perdoux. Elles vont pouvoir être déchargées du souci de savoir comment se protéger. C’est tout simplement un respect de la condition de la femme." 

En une semaine, la nouvelle de l’installation de ce distributeurs à fait le tour de l’Université. Capucine est étudiante et membre du relais santé de l’USMB. "Nous avons eu beaucoup de retours positifs. Cela permet aux étudiantes en difficulté de faire des économies car le budget des protections c’est entre 5 à 10 euros par mois." Et la jeune femme de rappeler que la question de la précarité menstruelle n’est pas seulement annécien. "C’est un problème de société, un problème national."

Le fonctionnement des distributeurs :

Les distributeurs sont gratuitement mis à disposition par Marguerite & Cie, une entreprise française éthique, écologique et solidaire. La Ville a pris en charge leur installation sur les différents sites et le coût des recharges de serviettes et tampons qui alimentent ces distributeurs brevetés, d’une capacité de 300 protections périodiques.

Le stock de serviettes et tampons de différents modèles est renouvelé au fur et à mesure de son utilisation. Une attention particulière a été portée à la composition des produits proposés, en coton et cellulose biologiques, sans OGM ni aucun agent toxique ou plastique, non-blanchis au chlore, sans parfum ni colorant. Entièrement biodégradables et compostables, ces protections sont adaptées aux peaux sensibles et leurs emballages issus du recyclage.

#CestLaBase
:  

Le déploiement de ce dispositif s’accompagne d’une campagne de communication baptisée "Un Tampon, une serviette #CestLaBase". Elle s’accompagne d’affichages dans l’espace public, les établissements fréquentés par les jeunes et les étudiants ou encore les bus de la SIBRA afin de sensibiliser le public à la question, tout en renseignant les personnes sur les lieux où se trouvent les dix distributeurs. 

Annecy contre la précarité menstruelle

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